Dialogue national inclusif : La poussée de colère de la Coalition pour un véritable dialogue inclusif (CVDI)

La dernière-née des plate-formes politique en république Gabonaise qui revendique l’adhésion d’une quarantaine de formations et associations, boude les conditions de préparation et d’organisation du dialogue d’Angondjé, non sans tourner en dérision les raisons ayant conduit au glissement du chronogramme de démarrage des travaux. En considération de cette posture, la CVDI qui dit avoir mis en place une cellule de veille externe, en lien avec la coordination de ses délégués au dialogue national inclusif, en appelle à l’intervention urgente de la facilitation de la CEEAC dans la transition au Gabon.   

Dans une communication faite jeudi au siège du Rassemblement pour le gabon (RPG), le président de la Coalition pour un véritable dialogue inclusif, Thierry D’Argendieu Kombila et ses compères n’ont pas fait dans la dentelle contre « La campagne insidieuse sur une prétendue responsabilité de l’ensemble de la classe politique gabonaise sur la crise qui a frappé de plein fouet notre pays, menée dans l’objectif de dresser le peuple gabonais contre tous les acteurs politiques sans différenciation ».

Or, soutient le CVDI, « l’échec des politiques publiques au Gabon incombe au plus haut point au Parti démocratique gabonais (PDG) qui a dominé, depuis plus de 56 ans, les institutions publiques sans interruption, en s’appuyant sur des bras séculiers pour se maintenir au pouvoir contre vents et marées », a affirmé, Martin Boudzanga, Porte-parole du CVDI et Vice-président du RPG.

Libertés retrouvées et dialogue dans la recherche des compromis dynamiques et non à travers des compromissions

Pour le président de la CVDI, Thierry D’Argendieu Kombila, la tournure prise ces 24 dernières heures par le dialogue national ‘’dit inclusif’’ selon ses termes, serait « un fait sans précédent, les travaux en commission devant débuter une semaine après l’ouverture des assises ».

Une situation confuse et déplorable, selon le président de la CVDI, dont les raisons avancées (distribution des badges aux participants, formation des membres des commissions et validation des sites retenus pour recevoir les commissaires du dialogue) seraient d’une vacuité déconcertante.  

Mais ce qui fait monter davantage l’adrénaline dans les rangs de la Coalition pour un véritable dialogue inclusif, selon son président, c’est que non satisfait de de designer s’être arroger le droit de désigner les délégués des partis politiques aux dialogue, « ce sont désormais les organisateurs dudit dialogue qui sont à la fois maître d’œuvre et d’ouvrage et qui décident de l’affectation subjective des commissaires au sein des commissions et sous-commissions des assises nationales », a-t-il fulminé ; alors que « chaque participant, en fonction de son ressenti et son expertise devrait être amené à faire librement le choix de la commission dans laquelle il apporterait au pays son savoir-faire », a expliqué Thierry D’Argendieu Kombila.

Pire, dénonce la Coalition qui croit observer « avec commisération, doute et perplexité que les figures notoirement connues et issues des partis politiques appelées à enrichir les débats sur les problématiques des réformes institutionnelles de la réforme de l’Etat, sont isolées et la plupart éjectées de la commission politique et quatre sous-commissions ».

Appel à l’aide à l’endroit de Faustin Archange Touadéra et la task-force des facilitateurs internationaux

Si ce n’est déjà fait, la CVDI dit saisir dans les meilleurs délais les facilitateurs de la CEEAC sur la base de trois propositions majeures : une réunion des parties prenantes pour trouver un compromis sur la composition d’un compromis sur la composition des commissions et sous-commissions, ainsi que l’adoption d’un mode opératoire de répartition des commissaires des partis politiques, du CTRI, du monde associatif, de l’administration, des confessions religieuses, de la société civile, sur la base des quotas égalitaires oscillant entre 5 et 10 représentants par partie prenante, affectés dans les commissions et sous-commissions.

Dernière requête formulée par la Coalition pour un véritable dialogue inclusif, la présentation à la facilitation internationale, par chaque partie prenante, de la liste d’aptitude de ses commissaires devant occuper des responsabilités au sein des commissions et devant appartenir à des sous-commissions. Et ce, selon des critères objectifs pour sécuriser et garantir la sécurité des travaux.

Alph’-Whilem Merveille

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