Gabon : Que veut-on cacher aux Eaux et forêts en brûlant des documents ?

Dans un entretien accordé à la rédaction de Gabonclic.info, le vendredi 08 septembre dernier à Libreville, Maurice Nvé, secrétaire exécutif du Syndicat national des Eaux et forêts (Synapef) a dénoncé la destruction par le feu de plusieurs documents, qui pourraient compromettre de nombreuses responsables du ministère des Eaux et forêts. Des faits qui devraient conduire le gouvernement de la Transition à jeter un regard sur cet acte et à donner un coup de pied dans la fourmilière.

Brice Clotaire Oligui Nguema, actuel président du Gabon, aura certainement du pain sur la planche. En effet, depuis sa prise de pouvoir, suite au coup d’Etat qui a renversé le pouvoir d’Ali Bongo, chaque membre de l’ancien régime semble vouloir faire disparaitre les « preuves » de leur gestion abracadabrantes. C’est du moins ce que révèle un agent du ministère des Eaux et forêts, au cours d’un entretien accordé à la rédaction de Gabonclic.info. « Des documents administratifs et techniques, notamment des rapports d’études d’impact environnemental et des pièces et rapports comptables relatifs à la gestion budgétaire, au financement des missions et au paiement des primes, ont été mis à feu par les collaborateurs de l’ex-ministre Lee White », dénonce-t-il.

Il faut noter que dans un contexte politique de restauration des institutions impulsé au sommet de l’État et compte tenu du principe de la continuité du service public, si cet incident est avéré, il viendrait astreindre « tout responsable à une passation de charges selon les normes de traçabilité, ces agissements exposent la volonté de leurs auteurs de dissimuler les preuves de leurs malversations décriées depuis quatre ans par le Syndicat national des professionnels des eaux et forêts (SYNAPEF) », a-t-il déploré.

La réalité serait de reconnaître que l’administration des Eaux et forêts était devenue, sous Lee White, le protégé d’Ali Bongo, une forteresse « mafieuse infestée » de détournements de fonds publics et de « collusion » avec les opérateurs économiques. Fort de ce qui précède et pour faire la lumière dans cette administration publique, il revient au Comité de Transition et de Restauration des Institutions de la démanteler le « réseau mafieux » dans les meilleurs délais, pour que l’action du prochain chef de ce département ministériel ne soit compromise.

Brandy Mamboundou

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