Locales et législatives 2023 : «Akanda J’y crois» veut en découdre

 

Lançant, le 16 août, sa campagne pour les élections locales et législatives, la liste conjointe Union nationale et Rassemblement pour la patrie et la modernité, ayant pour le slogan «Akanda J’y crois», a appelé les populations de la commune d’Akanda à en découdre avec les candidats du PDG à ces élections. Tout comme, elle a invité à élire le candidat consensuel de l’opposition pour la présidentielle. Estimant que laisser un autre mandat au PDG, c’est faire le choix de la «mort».

Jean Gaspard Ntoutoume Ayi (au centre en tenue écru), tête de liste UN-RPM à Akanda et candidat aux législatives, a reçu le soutien de Paulette Missambo. © Gabonreview

 

Comme en 2018, lors des élections locales et législatives, c’est au rond-point Château d’eau, dans le deuxième arrondissement de la commune d’Akanda, que l’équipe «Akanda J’y crois», pilotée par l’Union nationale (UN) et le Rassemblement pour la patrie et la modernité (RPM) a lancé sa campagne pour les élections locales et législatives de ce mois d’août. A l’occasion d’un meeting le 16 août, en présence de la candidate à la présidentielle, par ailleurs présidente de l’UN, Paulette Missambo, et des cadres de deux partis, la liste conduite par Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, également candidat aux législatives, n’a pas mis les gants pour dézinguer le pouvoir actuel, selon eux, à l’origine de la situation actuelle du pays.

Quelques moments du meeting du 16 août 2023. © Gabonreview

Pour Sergine Ndong, qui brigue à nouveau un mandat au Conseil municipal d’Akanda, le moment est venu de sanctionner les candidatures du PDG. Car, «leur donner un nouveau mandat de 5 ans, c’est faire le choix de la mort». Membre de l’UN, elle a donc invité ses hôtes à voter le changement qui est, selon elle, «le choix de la vie». Profitant de l’occasion, elle a invité les femmes à se mettre au-devant de la scène. Estimant qu’avec leur posture immobile, elles sont en partie responsables de la situation actuelle du pays. «Nous devons être au centre du combat», a-t-elle martelé.

Même son de cloche chez Paulette Missambo. Pour la présidente de l’UN et candidate à la présidentielle de ce mois d’août, «les femmes sont l’alternative pour le changement dans notre pays. C’est pourquoi, j’ai décidé de me lever et de me porter candidate à la présidentielle. Je vous appelle à changer la donne. Nous voulons rassembler le Gabon. Le rendre impartial et rendre sa dignité aux Gabonais. Nous devons construire un Gabon meilleur. Car, le Gabon est au bord du gouffre».

UN-RPM, un symbole d’une union

Déçue par un Gabon ayant décidé de mettre ses cadres valeureux au chômage, pour faire de la place aux incompétents, Paulette Missambo a salué la coalition de son parti, l’UN, avec le RPM de Barro Chambrier. Il s’agit, a-t-elle souligné, d’un «symbole du Gabon que nous voulons unis. Nous avons décidé d’unir nos forces pour une assemblée nationale où l’on contrôle l’action du gouvernement et voter les lois qui doivent profiter aux populations».

«Le rendez-vous du 26 août est celui d’élire un nouveau président»

A nouveau candidat aux législatives et aux locales, Jean Gaspard Ntoutoume Ayi est plutôt consterné par les élections jumelées du président de la République, des députés et des conseils municipaux. «C’est avec gravité que je me présente devant vous. Dans 10 jours, nous allons faire le choix de voter ceux qui vont nous diriger. Nous devons nous poser cette question : quel est le choix pour mon pays. Laisser l’imposture ou agir ?»

Pour le candidat aux législatives, l’enjeu du 26 août prochain est de décider entre l’humiliation et la dignité, entre le mépris et la fierté. «La décision est de faire le choix entre le Gabon et Ali Bongo». Le 26 août prochain, a souligné M. Ntoutoume Ayi, «il sera surtout question de l’élection présidentielle. Une fois que nous aurons élu le changement, nous pourrons parler des législatives et des locales».

Akanda J’y crois», une famille unie autour d’un idéal

Déclarant vouloir rendre la dignité, la fierté et la liberté aux Gabonais, le candidat estime que cela n’est possible que par l’unité des fils du Gabon autour d’une candidature consensuelle à la présidence de la République. «Le 26 août prochain, nous devons nous rendre massivement au vote. Sans vote, rien ne sera possible. Nous devons également prendre l’engagement d’éviter le braquage de 2016. Nous ne reculons pas. Et personne ne le permettra. Nous devons affronter la réalité. Cette année, nous allons les faire reculer», s’est engagé Jean Gaspard Ntoutoume Ayi.

Selon Nazaire Nitendi qui siégé 5 ans durant au conseil municipal d’Akanda, «Akanda j’y crois» est né de la volonté des jeunes de cette commune, autour d’une seule ambition : bâtir une ville digne de ce nom. Pour parvenir à cet idéal, comme en 2018, «la famille» y croit.

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