Sommet des présidents de la Cemac : Le fauteuil de Daniel Ona Ondo serait-il en jeu ?

Les travaux du sommet des chefs d’Etat de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) qui s’est ouvert ce 17 mars 2023 à Yaoundé, devra décider de la prolongation ou non du mandat du président actuel de l’institution sous-régionale.
 
La Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) qui s’est ouvert ce 17 mars ne s’était plus réunie depuis août 2021. Les enjeux de cette rencontre sont multiples, à commencer par le changement de leadership à la tête de la Conférence des chefs d’Etat, qui devrait revenir au président centrafricain Faustin Archange Touadera, conformément au principe de rotation alphabétique des postes adopté par la communauté le 17 janvier 2010. Élu à la présidence de cette instance en mars 2019 pour un mandat de deux ans, Paul Biya aurait en effet dû passer la main depuis mars 2021. Son remplacement va s’accompagner d’un vaste mouvement à la tête des institutions communautaires dont les actuels dirigeants ont été nommés le 31 octobre 2017 à Ndjamena.
 
En effet, la Commission de la Cemac devrait subir un certain réaménagement. Le poste de Président, actuellement occupé par le Gabonais Daniel Ona Ondo (2017-2022) devrait revenir à un équato-guinéen. Le nom de Baltasar Engonga Edjo, neveu de Theodoro Obiang Nguema et ex-ministre d’Etat chargé de l’Intégration régionale de Guinée équatoriale circule abondamment dans les couloir de la conférence.
 
Mais la résolution formulée par les participants aux premiers états généraux de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), au sujet de la fusion de ces deux institutions d’intégration régionale (CEMAC-CEEAC) pourrait changer les données. « Considérant la décision des Chefs d’Etats de créer une seule communauté économique en lieu et place de la Ceeac et de la Cemac, nous, réunis autour des états généraux des institutions communautaires de la Cemac, recommandons qu’il soit accordé aux responsables actuels des institutions communautaires, une période de deux ans de transition prévue sur le schéma de rationalisation des CER, c’est-à-dire Ceeac/ Cemac, afin de finaliser les diligences entreprises en interne et faciliter ainsi à la nouvelle institution à mettre en place, de recevoir des outils fiables à sa promotion, à son développement et à son épanouissement ». Tels ont été les conclusions des travaux qui se sont tenus du 30 août au 1er septembre 2022, à Libreville au Gabon.
 
Seulement, dans les couloirs de ces institutions, cette résolution est perçue comme une « décision qui veut préserver les intérêts du gouvernement actuel de la Cemac », apprend-on à Yaoundé. La période de transition sollicitée pouvant se mettre en corrélation avec le mandat des exécutifs de la Commission économique des Etats d’Afrique centrale (Ceeac). Selon le traité constitutif de cette institution révisé en 2019, l’on est passé d’un secrétariat à une Commission dont les dirigeants bénéficient d’un mandat de cinq ans.

Vichanie Mamboundou 

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